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Les temps budgétaires actuels imposent d’être parcimonieux, selon le MR

TRAZEGNIES Au fond de la pièce, un tableau aux motifs classiques. Et comme incrusté sur celui-ci, Bernard Liebin, chef de groupe MR au conseil provincial. Sa silhouette et son visage s’animent. En cette fin de semaine, comme l’ensemble des mandataires qui siègent à Mons, il a rejoint le château de Trazegnies pour parler de la Province de Hainaut, et plus particulièrement du futur exercice budgétaire.
Quoi de neuf sur la table ? Une série de chiffres, de prévisions mêlés pour tenir en un équilibre budgétaire souhaité par tout le monde. La Province de Hainaut a connu des temps économiques plus sereins. Mais, selon le MR, tout n’est pas perdu si la vénérable institution, qu’il conduit avec le PS depuis cinq ans, consent à des concessions.
Ce travail a déjà été entamé lors des exercices précédents. Plus de 200 fonctionnaires, selon les chiffres libéraux, n’ont pas été remplacés. Une série de subventions ont été revues à la baisse. “Dans certains cas, on s’était aperçu que les subsides permettaient aux organismes de thésauriser”, affirme Bernard Liebin. “Ce qui n’est pas l’objectif non plus.” Enfin, des bâtiments ont été abandonnés.
Selon le MR, la province devra poursuivre sur la même voie en 2012, tenue en respect par des recettes qui grosso modo n’augmenteront pas. “Les montants liés au précompte immobilier seront relevés “, explique Bernard Liebin. “Mais nous ne percevrons aucun dividende du holding communal et l’augmentation liée au Fonds des provinces est incertaine.”
Le MR prétend qu’une gestion rigoureuse en amont permettra à la province de ne plus toucher aux montants des transferts et même d’investir dans la rénovation d’une série de bâtiments. Investissements de sécurité ou d’autres pour économiser de l’énergie. “En tout, on parle de 32 millions d’euros, dont 13 ou 14 sont apportés par la région”, précise Gérald Moortgat.
” I l est également important pour la province de garantir les services à la population”, affirme de son côté une nouvelle conseillère provinciale, Caroline Taquin. “Le soutien aux communes est ainsi déterminant. À Courcelles par exemple où je suis conseillère communale, je vois à quel point on peut avoir besoin de la Province. ”
Ce n’est pas Albert Depret, figure du conseil provincial hennuyer, qui dira le contraire. “La province est une très vieille institution“, affirme-t-il. “Pour qu’elle puisse continuer à exister, il faut la moderniser. Une bonne manière de le faire, c’est de l’orienter encore davantage vers les communes. Trop petites, sans suffisamment de moyens, elles peuvent souvent trouver auprès des provinces une aide incomparable. Ne gaspillons pas cette possibilité.”
Source: La DH.net © 2011