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INTERVENTION DE BERNARD BEUGNIES
En ce qui concerne l’Enseignement, hormis l’allocation budgétaire allouée aux Centres Psycho-médico-sociaux une réduction d’au moins 4% a été opérée globalement.
Globalement, c’est-à-dire non pas d’une façon linéaire, mais en laissant l’autonomie aux Directeurs d’institutions mieux à même d’estimer où il était plus opportun de porter les réductions, l’objectif étant d’arriver à une réduction globale de 4% par rapport au budget 2010.
L’exception porte sur les Centres psycho-médico-sociaux, où l’ensemble des budgets de fonctionnement était sous-estimé, car renforcé parla Direction générale des Affaires sociales, néanmoins, la majoration souhaitée de 19.500€ a été ramenée à moins de 10.000€.
En outre, un des rôles essentiels des Centres psycho-médico-sociaux est de : « soutenir l’élève dans la construction positive de son projet de vie personnelle, scolaire, professionnelle et de son insertion socioprofessionnelle », dès lors, ils seront nécessairement amenés à jouer un rôle dans la mise en œuvre du projet pédagogique provincial « d’approche orientante » donc précisément la finalité repose sur cet objectif.
L’enseignement supérieur se porte très bien.
Notre Haute école du nom de cet authentique esprit des lumières « Condorcet » est une réussite, Condorcet occupe la 3ème place en Communauté française, il compte actuellement une augmentation de plus de 700 élèves, c’est-à-dire par rapport à l’avant fusion une augmentation de près de 10% (plus de 8.000 contre 7.300 en 2009).
Si l’on applique aussi une réduction de 4% des dépenses, du côté de recettes l’augmentation de la population d’étudiants a, bien entendu, une implication sur nos rentrées et notre allocation globale.
Elle nous donne aussi des possibilités d’engagement de personnel subventionné.
Grâce à cette fusion, nous réalisons aussi des économies structurelles d’échelle comme de secrétariat.
Si les implantations disséminées peuvent occasionner plus de frais de déplacement, nous recalibrons les conseils et limitons les déplacements par agent sur base d’un quota.
Cet inconvénient est ainsi sans comparaison par rapport aux avantages d’économies d’échelle engendrées par la fusion.
Dans l’enseignement « métier de base » de notre Province de nombreuses pistes d’économies sont envisagées :
Nous insistons ici lors de l’élaboration du budget 2011 sur les mesures chiffrées à court terme.
Mais celles-ci représentent la partie visible de l’iceberg.
En effet, des mesures structurelles à moyen et court terme sont envisagées et feront l’objet de débats ultérieurs.
C’est notamment le cas pour la vente de bâtiments et le regroupement de services.
Je cite comme exemple le bâtiment Roullier énergivore à Charleroi dans le cadre du campus technologique ou Mirguet-Damoiseau, Mirguet qui abrite des étudiants Condorcet suite à l’augmentation du nombre d’étudiants.
A Mons, une réflexion sur la réorganisation des implantations selon trois pôles : supérieur, qualifiant et promotion sociale sera aussi menée.
A court terme, nous allons :
Viser à rentabiliser l’espace au sein des établissements scolaires notamment en promouvant la location de ces derniers en dehors du temps réservé aux cours ;
Tendre à appliquer le coût réel partout où cela est possible comme dans les internats ;
Réaliser des économies d’échelles et notamment de fonctionnement, par exemple en fusionnant des bureaux pédagogiques et en rassemblant des compétences transversales au sein des différentes directions ;
Créer des synergies en coordonnant des activités scolaires et parascolaires issues de différents secteurs comme : la Culture, les Arts, le Tourisme, le Sport et bien entendu, l’Enseignement cela même dans les périodes post-examens de décembre et juin.
En ce qui concerne la Formation et ses cinq filières :
- L’école du Feu ;
- L’Ecole d’administration ;
- L’Académie de Police ;
- Les secouristes-ambulanciers ;
- L’appui psychologique.
Une réduction globale des dépenses de 4% a aussi été opérée.
Néanmoins, tout un travail interne a été réalisé afin d’obtenir la norme « ISO 9001 », label de qualité.
En 2011, des actions viseront à un plan de formation du personnel non enseignant ainsi qu’à une intensification du programme de formation vers les Pouvoirs locaux.
Outre la réduction de 4% des dépenses, une augmentation des recettes notamment via l’accroissement « du chiffre d’affaires » sera mise en œuvre.
Cet accroissement sera mis en œuvre en particulier grâce à un travail de prospection de « clients », clients tant publics que privés, notamment en offrant de nouvelles formations qui correspondent à des demandes et besoins spécifiques.
Ce sera le cas à l’Académie de Police, en poursuivant un dialogue permanent avec les Chefs de corps. Ainsi, l’Académie va former des gardiens de la paix contribuant à une police de proximité.
En outre, toujours du côté des recettes, la tarification est revue afin que les prix pratiqués se rapprochent du coût du service rendu.
C’est le cas vis-à-vis des Pouvoirs locaux où les heures de formation seront indexées ou pour les prestations d’aide ou soutien psychologiques apportés aux intervenants des zones de polices et de secours.
Mais au-delà de l’aspect « recettes », nous estimons que les services de qualité de nos différentes filières de formation ne peuvent être dévalorisés en étant bradés, ils doivent, dès lors, tendre vers le prix du marché.
Enfin, je reviens vers l’Enseignement pour terminer par une question qui a été posée par un Conseiller ECOLO : « La mise en application, à la rentrée scolaire, de notre règlement interdisant dans tout l’enseignement provincial, tous niveaux confondus le port de tout signe ostentatoire d’appartenance religieuse et de tout couvre-chef dans les lieux où sont dispensés des cours a-t-elle causé problème ? »
La réponse a été au plus clair : « NON », des écoles ont même prévu un local où on enlève son couvre-chef avant les cours pour le récupérer à la fin de ceux-ci.
Et voilà donc un « accommodement raisonnable », je dirais même un « accommodement responsable » de la Province de Hainaut, qui je l’espère servira d’exemple à d’autres Pouvoirs organisateurs.
Condorcet, authentique esprit des Lumières et qui écrivait en avril 1790 : « Que la morale fasse partie de l’éducation publique commune à toutes les classes de citoyens. Que l’on écarte avec soin de cette éducation toute influence sacerdotale ». serait fier de nous !
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